Mon histoire

Tout commence pieds nus
Dans le jardin de ma grand-mère, on mangeait la rhubarbe crue et les framboises directement du buisson. C’est elle qui m’a appris à marcher pieds nus dans l’herbe, une habitude qu’elle garde encore aujourd’hui, et à considérer les plantes non pas comme un décor, mais comme des êtres vivants dont on prend soin.
Le fruit qui a tout déclenché
Des années plus tard, en formation d’horticulture au centre de Lullier, je suis un cours de conduite d’engins de chantier dans la pépinière de l’école. Je m’éloigne entre les rangées, et je tombe sur un arbre que je ne connais pas. Fruit rouge, chair laiteuse, sucrée, incroyable.
C’était un Cudrania tricuspidata, un fruitier venu de Chine que presque personne ne cultive ici.
Ce jour-là, j’ai compris une chose : il existe des dizaines de saveurs extraordinaires, rustiques, parfaitement adaptées à notre climat, et personne ne les montre.
75 m² de laboratoire
Il y a deux ans, j’ai arraché les haies uniformes et le gazon du jardin familial. À la place : 50 fruitiers méconnus et 30 vivaces comestibles. Ce jardin est devenu mon laboratoire. Chaque plante que je recommande aujourd’hui, je l’ai vue affronter les canicules genevoises et les hivers.

Puis j’ai levé les yeux vers les balcons
Une année d’architecture du paysage m’a appris à regarder la ville autrement. Ce que j’y ai vu : des milliers de balcons vides, gris, brûlants en été. Du potentiel gaspillé, à tous les étages.
Arguta, tableau vivant
J’ai 19 ans, et je me suis posé une question simple : où est-ce que j’aurai le plus d’impact pour les générations qui viennent ?
Ma réponse, c’est Arguta. Transformer chaque balcon en tableau vivant : nourricier, adapté à son exposition, accueillant pour la biodiversité. Des plantes qui vivent, pas des plantes qui meurent au bout de trois mois.
La ville peut devenir un tableau vivant. On commence par le vôtre ?
Voir les trois formules →